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Maryse Nouri

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Présentation

Maryse Nouri

Un changement de région, de la merveilleuse Bretagne à la douceur Angevine, m'a donné l'opportunité de concrétiser un rêve qui sommeillait en moi depuis toujours : écrire et peindre.

Depuis, je prête ma plume par le biais de mon activité d'écrivain public qui m'apporte beaucoup, tant sur le plan humain que culturel et je laisse à mon imagination et à mon inspiration un temps pour divaguer et m'ouvir aux horizons de la nouvelle et de la peinture...

Mon crédo : tout ce que tu peux faire ou rêves de faire, entreprends-le. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie !
                                                                                                                    
Maryse Nouri

Nouvelle

Le Feuil

Le Feuil : nom masculin, équivoque et imprécis dans le dictionnaire… le feuillage peut-être. Oui, c’était bien l’image la plus proche de ce à quoi ressemblait ce lieu. Car « Le Feuil » était un lieu-dit. Quelques maisons, cinq, peut-être six, clairsemées ça et là, entourées d’arbres ancestraux. Un bois, appartenant à un châtelain, entretenu mais toujours très sauvage où biches, chevreuils, sangliers et autres petits mammifères étaient encore les bienvenus. Interdit de chasse ! On y apercevait quelques écureuils qui nichaient sur les cimes des chênes centenaires. C’était au détour d’un petit chemin sinueux, épargné du goudron par on ne sait quel miracle, que l’on découvrait la pancarte indiquant son emplacement et qui nous conduisait dans cette clairière habitée par quelques amoureux de la nature. Car il fallait l’aimer la nature pour y implanter sa demeure… Un coup de foudre : c’était ainsi que tout avait commencé !

Lorsque le soleil étalait généreusement ses rayons et pénétrait la clairière, on sentait alors que la nature reprenait ses droits pour y installer le printemps et nous titiller les naseaux.

C’était à cette époque de l’année que cet homme, encore jeune, qui avait pourtant résidé la majeure partie de la première période de son humble vie plus près du béton des grandes villes que de la terre de bruyère, tomba en émoi devant un tel spectacle. Les larmes qui arrivaient dans ses yeux étaient retenues et refoulées par une virilité absurde, renâclant et essayant d’étouffer ce sentiment imprévisible mais foudroyant de bien-être, d’un revers de manche expéditif. Pourtant, à l’intérieur, il percevait soudain une double sensation paradoxale et inexprimable, d’exaltation et de béatitude.

Surpris par autant de chaleur et d’ardeur, il resta coi, les bras ballants à observer de toutes parts cette magie de la nature, affichant un sourire angélique à chaque découverte la plus naturelle et la plus insignifiante. Ainsi, de cette clairière, partaient trois autres chemins étrécis, bordés de noisetiers qui déjà ployaient sous leurs branches regorgeant de prémices de fruits. Des chèvrefeuilles odorants aux tiges volubiles entremêlées semblaient prisonniers à jamais de leurs vieilles clôtures protectrices, véritables tuteurs des bourrasques les plus violentes ; et des aubépines buissonnantes, beaucoup plus accueillantes en ce renouveau de la nature, offraient, en exhibition, une explosion de fleurs blanches.

Attiré par une vue imprenable, l’homme se dirigea vers ce petit chemin enchanteur qui obliquait vers la gauche. Mais ce sentier paisible, qui descendait à pic sur la vallée, recommandait une grande vigilance. Car sa pente était telle que même ses goguenots armés des meilleurs crampons avaient des difficultés à ralentir le pas, glissant à chaque instant sur des cailloux de tous calibres qui n’attendaient que la torsion de la cheville pour séjourner en paix. Difficile d’exprimer, même avec les plus grandes fidélité et minutie, à quel point ce petit périple valait le déplacement ! La vision qu’offrait cette image sortie tout droit d’une aquarelle, figeait le paysage en transparence dans des nuances de couleurs harmonieuses que seule la nature savait composer. Son émotion était au zénith. Ce tableau était encore plus éclatant et éblouissant que celui de ses songes les plus poétiques et concurrençait toutes les affiches à destinations idylliques qui vantaient les beautés de paysages exotiques lointains.

Qu’allait-on chercher aussi loin lorsqu’on jouissait de tels enchantements ?

C’était décidé, ce serait ici ou nul part ailleurs. Cette impulsion marquait une détermination indéfectible obsessionnelle qui se transforma en idée fixe alors qu’il détournait son regard sur la droite et aperçu un champ.

Il s’approcha et constata que cette parcelle de terre, idéalement située, était entourée d’une vieille palissade effondrée qui supportait, avec le poids des années, des barbelés rouillés qui touchaient le sol, désespérés par leurs piquets de bois vermoulus qui, malgré tous leurs efforts, ne les soutenaient plus. Sans comprendre pourquoi cet endroit, pourtant si peu engageant, le captivait, il franchit un portillon dans le même état de délabrement que la clôture, et découvrit, à son grand étonnement, une masure. L’archétype du mas de rêve sorti tout droit de son imagination. Il en fit le tour, enjambant les hautes herbes et graminées heureuses de pouvoir s’exprimer en toute liberté et, écartant cette végétation luxuriante, il atteignit la porte d’entrée. Une petite plaque de bois portait une inscription dissimulée sous une épaisse couche de crasse qui recouvrait également les carreaux. Du même revers de manche de sa veste qui avait servi à sécher ses larmes, il essuya avec délicatesse la plaque poussiéreuse et approcha son visage pour y déchiffrer les lettres.

Il ne put cette fois contenir les larmes qui arrivaient à grands flots dans ses yeux pour se déverser sur ses joues et, dans un sanglot sonore, carillonnant de bonheur, il lut à haute voix son nom.

C’était ici même, il y avait maintenant quelques dizaines d’années, qu’il avait poussé son premier cri…

Maryse Nouri, 3ème Prix Littérature 2005

Activité artistique professionnelle : écrivain public
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Tableaux
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La vague - 1er Prix 2006
Mai 2006 - Huile - 48x36
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Auprès de mon arbre
Acylique et matériaux -
Tryptique 3 toiles 20x60 cm
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Chrysalide
Toile encadrée - Acrylique et matériaux - 80x40 cm
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Nuit étoilée
Toile dans caisson américain Acrylique et matériaux - 30X30cm
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Tryptique rouge
Acrylique et matériaux
3 toiles 46X26cm
Récompenses
Bertrand Laigneau et Maryse Nouri au Salon Multi-Artistique 2007 à Dollon (72)

- 1er Prix Peinture 2006 du Concours Art et Fraternité avec "La vague" (ci-dessus) pour lequel cette page de présentation m'a été offerte.
- 3ème Prix Littérature 2005 du Concours Art et Fraternité avec "Le feuil" (ci-contre).

Livres
Actualité littéraire (pdf)
Poétique Méditation
Auto-édition - Avril 2008 - 78 pages - 15 € (+port)
Poétique Méditation
L'errance d'une brebis L'errance d'une brebis
Auto-édition - Mars 2008 - 176 pages - 15 € (+port)
Raymond Le Pâqu'riarche
Auto-édition - Janvier 2007 - 230 pages - 15 € (+port)
Ne m'abandonnez pas, aidez-moi
Auto-édition Décembre 2004 - 92 pages - 10 € 
Coordonnées
Maryse Nouri
4 rue de l'Eguillon
49480 Saint Sylvain d'Anjou
Tél : 06 87 80 44 73
Courriel

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